22 Juin 2017

Feu vert pour Plato

Avec l’adoption par le Comité du Programme Scientifique de l’ESA de la mission spatiale PLATO le 21 juin 2017, le CNES va pouvoir s’atteler à la réalisation de la mission avec ses partenaires, le CNRS et le CEA.

PLATO ( Planetary Transits and Oscillations of stars) a pour objectif la découverte de planètes rocheuses autour d’étoiles proches, semblables à notre Soleil.

Sélectionné par l’ESA en 2014, PLATO sera lancé en 2026, et il sera placé à près de 1,5 millions de km de la Terre. Il surveillera des dizaines de milliers d'étoiles brillantes, recherchant des variations de lumière de quelques dix millièmes, et périodiques, signes du passage d’une planète devant le disque de son étoile. Cette méthode, dite méthode des transits, a été utilisée avec succès par d’autres télescopes spatiaux, CoRoT et Kepler.

Une précision jamais atteinte

La différence est que PLATO vise, outre la détection autour d’étoiles proches, à mesurer les paramètres des planètes avec une précision jamais atteinte. C’est en effet la condition indispensable pour pouvoir déterminer la nature précise de la planète et en particulier s’il s’agit bien d’une planète rocheuse. La découverte de planètes de ce type dans la zone habitable d’étoiles similaires au Soleil c’est à dire à une distance de leur étoile où l’eau, si elle existe, peut être à l’état liquide, marquerait un jalon dans la quête de la recherche de la vie ailleurs que sur notre planète.

Vue d'artiste d'une exoplanete

Vue d'artiste des trois étoiles de l'exoplanète HD 188753 Ab (l'une des étoiles étant couchée), à partir d'un hypothétique satellite de cette dernière © NASA/JPL-Caltech

Pour atteindre un tel objectif, outre la détection de planètes par la méthode des transits, PLATO va analyser les signaux sismiques de leur étoile hôte.  Grâce à la détection de ces vibrations infimes, il mesurera très précisément les masse, rayon et âge des étoiles, afin de déterminer la nature des planètes découvertes et comprendre l'ensemble des systèmes exoplanétaires, leur diversité mais aussi leur formation et leur évolution passée et future. Enfin, parce que PLATO observera des étoiles brillantes, les propriétés de ces planètes, notamment de leur atmosphère, pourront être explorées en détails avec des télescopes au sol afin d’y chercher d’éventuels indicateurs de la présence la vie.

Le CNES finance la contribution française à Plato et va désigner prochainement un chef de projet pour coordonner la réalisation du satellite. Il fournira probablement un support technique au LAM et au CEA pour les taches techniques. Les équipes françaises joueront aussi un rôle clé dans différents aspects du segment sol scientifique en charge de fournir le catalogue des systèmes planétaires.

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